Il existe ici aussi une multitude de techniques. Les transferts sont un domaine très ouvert, comme les aerials, dont on est encore loin d'avoir exploré toutes les possibilités. Nous donnerons simplement quelques conseils simples pour des transferts.
Pour être esthétique, un transfert doit être souple. Pour cela, une bonne souplesse du poignet joue beaucoup mais il y a un autre point à ne pas négliger : la phase de lâcher complet. Il doit en effet exister un moment où le balisong vient d'être lâché par une main et va être rattrapé par l'autre. Il se trouve alors plus ou moins en vol puisqu'il n'est tenu ni par la main de lancer ni par celle de réception. Cette phase peut être très courte mais c'est une habitude à prendre très tôt pour obtenir un transfert fluide et esthétique. Il ne faut donc pas attendre que la main de réception ait reçu le couteau-papillon pour que l'autre main lâche. Cela donnerait une désagréable impression que la main de réception vient cueillir (arracher pour les plus bourrins) le couteau-papillon dans la main de départ. Imaginez un jongleur qui se passerait directement les balles d'une main à l'autre sans phase de vol…
Le placement des mains est aussi important. Nous allons prendre l'exemple du transfert le plus simple :
Notons la présence d'une phase de lâcher complet à la 3ème image.
Du point de vue de la tenue, on a vu que la position la meilleure est avec l'index et le pouce près de la lame. Hors si on le fait avec les deux mains, chacune sur une branche, les deux mains se gênent l'une l'autre. Il faut donc en « sacrifier » une qui tiendra donc le manche avec les doigts un peu en retrait de la lame afin que l'autre main puisse s'assurer une bonne saisie. Comme en balisong le but est de pouvoir enchaîner une figure sur l'autre, c'est la main de réception que nous allons favoriser afin de pouvoir enchaîner le transfert sur une autre figure dans des conditions optimales. Pour ce qui est de la réception, pas question d'attendre que le couteau-papillon vous tombe dans la main. Allez chercher la réception. Vous pouvez ainsi positionner votre main au mieux. Approchez votre paume ouverte. Essayez d' « enrouler » le balisong sur le bord de la main de réception. Ainsi, quand vous refermerez les doigts, ils seront immédiatement bien placés, avec le pouce et l'index très près de la lame.
Pour un débutant, mieux vaut donc commencer le transfert avec les doits de la main de lancer un peu écartés de la lame. Ainsi, la main de réception peut se positionner au mieux.
Pour un flipper un peu plus expérimenté, commencez la figure avec les doigts bien placés, avec l'index et le pouce proche de la lame. Vous profiterez de la phase de prise d'élan au début du transfert pour laisser légèrement glisser la branche dans la main de lancer, vous dégagerez ainsi la zone près de la lame pour favoriser la réception. Vous pouvez aussi lâcher plus tôt, jouant sur la durée de la phase de lâcher complet, afin de vous laisser les temps de dégager la zone près de la lame du couteau-papillon.
Nous avons pu survoler les grands domaines du couteau-papillon, en insistant sur
des conseils pratiques au niveau de la façon de tenir le balisong.
Nous sommes en train de développer des fiches correspondant à
chacun de ses domaines afin de vous prodiguer d'autres conseils techniques,
ainsi que des recommandations de sécurité. Le but est de vous
donner les moyens d'aborder les techniques le plus sereinement possible.
N'oubliez pas que la priorité absolue reste en toute situation votre
sécurité et celle de votre entourage.