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Le flipping

En flipping (ouvertures, fermetures,...), la majore partie du temps, le couteau-papillon est tenu par la branche principale. Voici quelques conseils quant à la façon de le tenir.

Le flipping en couteau papillon

-Le pouce et l'index ont le rôle le plus important. Ce sont eux qui contrôlent la rotation de la branche principale sur elle-même. Il est important de les tenir le plus près de la lame possible. Vous y gagnerez beaucoup en confort et en efficacité. Une tenue près de la lame présente de nombreux avantages que sur lesquels nous reviendrons.

-Les 3 doigts restants ne font que maintenir la branche dans son axe. Ils sont plus à envisager comme un guide et un appui. En effet ils ne serrent pas le balisong. Tout le serrage et le contrôle restent en effet le rôle du pouce et de l'index. Il est souvent difficile pour un débutant de garder ces 3 doigts décontractés et de ne pas les crisper car il a souvent peur que le balisong lui échappe. Une seule solution : la pratique apportera de la confiance en sa tenue et le flippeur se sentant plus à l'aise décontractera naturellement sa prise.

-La paume n'a comme les 3 doigts précédents qu'un rôle d'appui. Notez que sur la photo la branche traverse la paume en diagonale.

Le flipping

Sur ces deux photos les 3 derniers doigts sont ouverts pour montrer la position de la branche dans la paume. La seconde position est beaucoup plus confortable. En effet sur la première, la branche est prêt de la jointure des doigts ce qui fait que l’on a tendance à refermer les doigts entièrement sur le manche, tandis que la seconde position permet que la branche soit en appui sur les trois derniers doigts au niveau des dernières phalanges. La tenue est ainsi plus légère et souple. De plus, la position du pouce et de l’index est plus naturelle, et donc plus confortable.

L'amorti

Nous aborderont l'amorti au travers d'une figure simple : le ricochet. Dans ce sens on pourrait rattacher cette partie au flipping, mais les notions sur l'amorti que nous donnerons vous seront une aide dans tous les domaines du balisong.

L'amorti permet d'absorber le choc d'un manche ou du dos de la lame (voire du tranchant si vous êtes étourdi ou très confiant en vous) lorsque celui-ci vient en butée contre la peau.

C'est grâce au poignet et à sa souplesse que vous pourrez développer un bon amorti. Pour cela, il est préférable de flipper avec le poignet légèrement cassé sur l'arrière. Cette position, associée à un poignet gardé assez relâché offre un plus grand confort et permet d'amortir les chocs de façon assez naturelle.

L'amorti du Balisong Séquence 1

Sur cette figure décomposant un ricochet, la main est gardée dans l’axe du bras, sans cassure du poignet. Le mouvement est une simple rotation de la main autour de l’axe du bras.

L'amorti du Balisong Séquence 2

Sur cette seconde figure, le même ricochet est effectué avec le poignet très relâché et souple. On a ici légèrement forcé sur la cassure du poignet pour permettre d'en observer les avantages. Ici, en plus de la rotation de la main autour de l'axe du bras, on ajoute un mouvement d'oscillation du poignet. Il y a à cela plusieurs avantages :

-on augmente le débattement angulaire, on peut donc avoir un mouvement plus ample, avec des phases d'accélération et de décélération plus longues et donc plus contrôlées.
-on a un très bon amorti des chocs, notez sur la troisième et la sixième image que le manche et le dos de la lame ne viennent pas en contact avec l'index, ou de façon très légère.
-On écarte le couteau-papillon du centre de rotation du mouvement (le poignet). Les manches bougent moins l'un par rapport à l'autre. Ils ont en effet plus tendance à rester plus ou moins alignés à cause de la force centrifuge. Ceci à pour effet de diminuer le choc au moment de l'impact.

Profitons de l'exemple du ricochet pour revenir sur un autre avantage de tenir le balisong avec le pouce et l'index près des pivots.

Ricochet

On voit ici que tenir le balisong avec les doigts de contrôle (pouce et index) près des pivots présente un avantage : cela limite la fermeture de la lame. En limitant la course de la lame, on limite aussi le choc sur l'index. D'autre part ce choc intervient à la base de la lame, là où elle est plus épaisse. Ils sont donc moins douloureux que des chocs sur la fausse lame (qui existe sur la grande majorité des couteaux-papillon du marché).

3- "Le twirling" 1- "Le grip et la prépration"