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Préambule

Je me suis aperçu récemment que dans l'apprentissage de certaines figures, ce n'est pas la figure en elle-même qui pose parfois problème, mais simplement la tenue du couteau-papillon. Voici donc une série de conseils qui vous permettront, grâce à une bonne tenue du balisong d'aborder certaines figures plus sereinement. Il est en effet amusant de constater que si l'on trouve sur le net des centaines de tutoriaux sur les figures, aucun site n'explique comment tenir correctement un balisong.

Le grip

Le grip d'un couteau papillon

Le grip est l'adhérence entre la peau et le matériau du manche. C'est un facteur important car il influe beaucoup sur le contrôle que vous aurez de votre couteau.

Un grip important est synonyme de grand contrôle, de la rotation en particulier. L'inconvénient est que comme les manches « glissent » moins dans la main, vous devrez donner plus d'élan pour faire tourner le manche dans votre main. L'exemple le plus flagrant est la figure de l'hélicoptère.

La figure de l'hélicoptère est une rotation continue autour de l'axe formé par la branche principale. La branche secondaire est en rotation et la force centrifuge la maintient perpendiculaire à la branche principale. Ici la rotation est donnée par un mouvement de poignet similaire à celui que l'on fait pour battre des œufs en neige. Ce ne sont pas les doigts (index et pouce) qui contrôlent la rotation ; la branche principale est tenue lâche. Les doigts ne sont là que pour la maintenir dans son axe vertical.

Sur cette figure, vu que l'on laisse le manche « glisser » dans la main, un grip trop important est handicapant.

Par contre sur des figures de twirling (passage d'un doigt à l'autre, tours de doigts,…), un bon grip est un avantage évident. De même pour les aerials, et les transferts, un bon grip facilite la réception.

Le grip ne dépend pas que du balisong, mais aussi de la peau. Ainsi, des mains moites diminuent le grip. N'hésitez pas à vous sécher fréquemment les mains voire à vous les laver plusieurs fois pendant une séance de flip.

Il est préférable de flipper dans un endroit relativement chaud. En effet, le froid engourdit les doigts et les rends beaucoup plus sensibles aux chocs. De plus une peau froide est généralement très sèche ce qui altère son adhérence. L'idéal est de flipper dans des conditions où vos mains sont chaudes sans trop transpirer.

Préparation

Avant une séance de flip, il peut-être bon d'échauffer vos mains. Cela peut paraître ridicule car l'effort musculaire nécessaire pour flipper n'est pas énorme. Cela dit, les mains sont composées de muscles et comme tous muscles, il est bon de les échauffer avant de les solliciter. Vous ne risquez évidemment pas de claquage en cas contraire. Il s'agit juste ici de se mettre en condition.

Il existe autant de façon de préparer vos mains que de flippers mais voici quelques mouvements qui peuvent vous inspirer.

-ouvrir et fermer alternativement les mains, comme un enfant qui dit au revoir.
-tendre et plier alternativement les doigts
-étirer ses doigts
-se tourner les pouces : pour une fois, soigez fainéant, c'est bon pour vous !
-s'assouplir les poignets par des mouvements de flexion-extension mais aussi de rotation
-se frictionner les doigts et les paumes, comme pour se savonner les mains. Cela active la circulation et échauffe la peau.
-se secouer les mains, comme lorsque vous avez les mains mouillées et rien pour les essuyer.

2- "Le flipping et l'amorti" -